Finir en beauté
En 1981 une exposition importante organisée par le critique d'art Bernard Lamarche Vadel va sceller la mémoire de toute une génération. Sous le titre générique "finir en beauté" plusieurs artistes sont réunis : Robert Combas, Hervé Di Rosa, François Boisrond, Jean-François Maurige, Jean-Charles Blais, Jean-Michel Alberola, Remy Blanchard.
Un mouvement artistique libertaire est né. Des artistes, isolés ou en groupes vont perpétuer avec plus ou moins de bonheur l'esprit rebelle de cette décennie : "Les musulmans fumant", "banlieue banlieue", "l'art Cloche", Speedy graphito, Kriqui, etc.
Il a tracé la voie. De nombreux artistes exclus du marché de l'art international sans faire allégeance à un genre artistique - "la figuration libre" n'a jamais été un style artistique ni une école - se reconnaissent à travers le rejet des institutions. Pablo Picasso se serait sûrement identifié à un tel comportement, lui qui a échappé à tout embrigadement de genre, de style, lui qui se disait “anartiste”.
C' est d'ailleurs principalement pour cela que Pablo Picasso est la référence de beaucoup d'individualités de cette génération libérée.
