La Figuration libre
Avant même Keith Haring et Jean-Michel Basquiat , en phase avec des productions issues de la rue new-yorkaise, on voit en France dans le début des années 80, l'éclosion d'une forme artistique populaire : "La figuration libre" chère à l'artiste Fluxus Ben Vautier.
Né dans le Sud Est de la France à Sète autour de la personnalité phare de Robert Combas associé aux frères Di Rosa, le mouvement prône le retour à la figuration en peinture. Elle est tabou à l'époque au sein du marché de l'art international comme d'ailleurs dans le milieu de l'institution.
Le mouvement emporte un franc succès auprès des jeunes artistes à cause de son
caractère rebelle. Eux qui ne rencontraient
leur public que par le truchement du dessin de presse, de la
bande dessinée ou des réalisations graphiques destinées aux
pochettes de disques déboulent maintenant dans les galeries. Toute une génération exprime son ras-le-bol vis à vis de l'art "établi".
La jeunesse perçoit cette
nouvelle pratique de la peinture comme une libération.
La figuration libre fait des émules. Au groupe d'origine vient se
joindre François Boisrond puis une multitude d'individualités. Des groupes se forment. Leur univers culturel
et leurs ex périences graphiques sont en correspondance avec les univers musicaux "grand public", le rock and roll, la pop music.
