Squats et Friches industrielles...
Dans les années 90 et 2000 des artistes squatters investissent en toute liberté dans les villes, les immeubles inoccupés et les entreprises en friche.
Le squat de Rivoli avenue de Rivoli à Paris devient le 3eme
lieu consacré à l’art, le plus visité de la capitale.
Avant eux "les frigos" avenue Panhard le Vasseur ont imposé un
espace devenu célèbre dans le 13eme arrondissement de Paris avant même que ne s'implante juste à côté la Grande Bibliothèque de France.
Ainsi de nombreux artistes retrouvent les plaisirs de la peinture d’atelier qui était pourtant obsolète en France. Ces jeunes générations lui donnent une nouvelle fraîcheur, un nouvel éclat, un nouveau dynamisme.
Pendant ce temps d'autres continuent d’investir les murs des villes, au sein d’une culture “multimédia” introduite par les sports de glisse et les univers graphiques des magazines et des mangas japonais. Certains entretiennent l'esprit de rebellion comme “les éditions du dernier cri” . Plusieurs développent leurs activités artistiques comme de véritables entreprises associant leur peinture à une multitude de produits dérivés, tee-shirts, figurines, jouets pour adultes...
Ces "artistes-business-men" entretiennent en la “détournant” la culture des marques, perpétue une vision de la pratique de l’art chère à Warhol : “art is business”. Ils cherchent à en faire un objet de consommation ordinaire à la portée de tous.
De nombreux graphistes ont ainsi envahi récemment les milieux artistiques où ils ont développé un nouveau genre aux caractéristiques picturales techniquement aussi irréprochables que la production industrielle dont ils s’inspirent. Produits finis voués à la consommation de masse, leur productions sont libérées de l’enjeu de “l’art pour l’art” qui s’adressait jusque là par son caractère d’objet unique à une clientèle individualisée.
Cette résurgence de l’art du graphisme a eu comme heureuse conséquence le retour sous les sunlights d’un mouvement, “La nouvelle figuration” quia occupé le devant de la scène artistique dans les années 60 à 70. Les oeuvres de Monory, Cueco, Telemaque, Erro réapparaissent d’évidence au cours d’expositions importantes dans les Musées et Centres d’Art.
Le Group Bazooka précurseur d’un genre qui allie la manière journalistique et la technique des graphistes de publicité pour s’adresser au grand public à travers “Libération”, quotidien de l 'information , bénéficie également d’un regain d’intérêt notable.
